"Merci mesdemoiselles, si vous n'avez pas perdu vos ailes.."

"Merci mesdemoiselles, si vous n'avez pas perdu vos ailes.."
Des journées comme celle-là, j'en veux plus!

Pour résumer, j'ai failli me faire virer..

Eh ui, c'est bien beau de se coucher tard pour se lever tôt, d'avoir la pêche et de rire bêtement.. mais quand vient le moment d'effectuer un travail qui demande de l'attention alors là, ça devient vraiment moche!

La chef s'est mise à hurler, gesticuler, et nous a convoquées une par une, Rose "coco" et moi dans son bureau.

"Coco"? Ca va faire dix ans qu'elle travaille dans cette boîte, les engueulades, ça lui fait ni chaud ni froid, elle se fait violence pour ne pas rire.

Rose? 6 erreurs dans la journée d'hier, autant dire que c'était sa fête. Son contrat (d'intérimaire) s'arrête mardi et a priori, il ne sera pas renouvelé.

Moi? Bah moi euh.. une erreur hier, ce qui m'a valu de me faire secouer comme un prunier pendant un quart d'heure. Bien que je ne comprenais pas tout ce qu'elle me disait, elle a tenté une approche, et elle a atteint sa cible avec succès : ma mère!

En parlant de ma mère, Bounty, non, elle ne peut pas me déposer et venir me récupérer..

Je mets 2h matin et soir pour effectuer cette petite promenade, tandis qu'elle ne peut effectuer (pour le moment) que de courts trajets (ex : de chez moi à la gare) rééducation oblige.

Bref! Avant que je commence à travailler dans cette boîte (où ma mère travaille depuis bientôt 25ans -_-) elle m'avait dit "j'espère que tu ne me feras pas honte" (je l'avais déjà dit ça il me semble).

Et aujourd'hui, la chef me sort "va falloir faire très attention. Je suppose que tu as besoin de cet argent, mais pense aussi à ta mère. Elle a un nom ici, elle est connue. Ton frère aussi est venu ici et autant l'un que l'autre, leur travail était irréprochable. Tu vas ternir la réputation de ta mère. Toi, après ton contrat, tu t'en vas, mais ta mère, elle reste, penses-y. Si les gens commencent à dire "ui la fille de ***** a été virée pour cause de travail mal fait", tu penses aux conséquences?"

A la sortie du bureau, j'avais qu'une seule envie : me barrer de là.

Elle s'était montrée catégorique, à la prochaine erreur : rupture de contrat

Mais aussi et surtout, à la sortie du bureau, je tremblais et bordel, qu'est-ce que j'avais peur de faire une boulette..

Résultat? 4 erreurs dans l'après-midi dont deux graves..

Alors là c'était la totale : "ça va pas se passer comme ça moi je vous le dis! Si ça continue c'est pas mardi soir que vous allez monter au premier étage mais ce soir!!!!"

(premier étage = ressources humaines)

Donc le reste de l'après-midi, je l'ai passé à fumer et à réfléchir.
Fin mot de l'histoire : j'ai décidé d'arrêter le contrat moi-même.

Restait plus qu'à lui annoncer.

Donc en fin de journée, je vais la voir dans son bureau et lui dis qu'après la semaine prochaine, "jarrête, ça vaudra mieux, sinon ça va être pire.."

"oula non, ça ne peut pas être pire"

Long dialogue (monologue) au cours duquel elle me raconte sa vie à laquelle, mine de rien, je me suis intéressée..

Je sens les larmes monter lorsqu'elle aborde le sujet de ma mère et me dit qu'elle voulait que je réagisse.

Elle refuse que je quitte sur un échec, autant pour moi que pour ma mère.

Happy end provisoire.

Et Morgane, si tu me lis : j'ai une photo de Rose..

J'ai même pas eu à lutter pour l'avoir, j'avais abandonné l'idée.. mais pendant que je déprimais sévère, elle a regardé mon portable et m'a dit "il fait appareil photo?" (deux semaines qu'on travaille ensemble hein)

Donc je lui dis que "oui, mais les photos sont de mauvaise qualité"..

Pour illustrer mes propos, je la prends en photo ^_^

Je te montrerai ça mon petit, un personnage la Rose!

Et pour le titre.. c'est une dame (assez agée) dans le bus, qui nous l'a sortie ce soir.

Elle débarque, déjà elle lutte pour monter et ensuite je la vois qui se dirige droit vers le strapontin qui se trouve à côté de moi.. en zigzagant.

Puis, va savoir pourquoi (pourquoi pas hein) j'abaisse le strapontin pour qu'elle puisse s'y asseoir. B.A de la journée pour moi peut-être mais bon..

La fille d'à côté avait eu le même réflexe donc la petite dame se met à sourire et sort la phrase "Merci mesdemoiselles, si vous n'avez pas perdu vos ailes.."

Adieu

PS : j'oubliais de dire que je ne travaille pas Lundi : chômage technique ^_^
Moins d'argent, plus de sommeil!


EDIT : Parce que Bounty en a parlé dans un de ses commentaires (ah Bounty, heureusement que t'es là quand même lol) et aussi parce que je l'ai regardé, voici un lien qui vous mènera à un documentaire qu'il faut regarder je pense!
A VOIR (ca va pas te péter les deux bras quand même)
Bref bref, ça te prendra pas toute la journée puis bah.. voilà hein!


http://www.asdepic.fr/sabah-le-film-divx.php

# Posté le vendredi 28 juillet 2006 13:20

Modifié le samedi 29 juillet 2006 16:02

Et puis un jour..

Et puis un jour..
.. Ca te tombe sur le coin de la gueule sans crier gare.

Patrick Park - Something Pretty

Résumons, 320¤ pour la semaine dernière..

Toute personne normalement constituée serait un minimum heureuse sans doute, mais bizarrement, je ne sais même pas ce que je vais en faire de cet argent!

Le permis? Bah, c'est bien beau de l'avoir, mais après faut peut-être une voiture non?

Parce que bon, j'ai rien contre la voiture de papa-maman mais quitte à être indépendante, autant l'être vraiment.

Puis quoi? L'essence, l'assurance! Suis pas encore riche à ce point que je sache.

Puis, étant donné que j'ai pas l'intention de travailler en même temps que la fac, autant abandonner l'idée du permis, je vais faire sans...

(comme quoi RER, Métro, bus, vous êtes mes plus fidèles amis lool)

Passons à autre chose, ce qui me motive vraiment à écrire ce matin.

Aujourd'hui, ça fait deux ans que notre couple existe.

Deux années durant lesquelles nous avons connu autant de hauts extraordinaires (voire magiques) que de bas apocalyptiques..

Relation en dents de scie, ou à l'image des montagnes russes.

Nous avons appris à nous connaitre, à nous aimer chaque jour un peu plus, à faire avec les défauts de l'autre et finalement à les aimer aussi.

Un jour, tu m'as demandé "tu m'aimeras toujours?"

Ce jour-là, je t'aimais plus que je n'aimerai sans doute jamais plus, pourtant (et en dépit de ma lâcheté légendaire) ma réponse, "je ne sais pas" a sûrement dû briser quelque chose.

A travers nos conversations sans fin, nous discutions de tout et de rien.

Au lieu de se dire "je t'aime" "moi aussi je t'aime", nous nous étions interdit de prononcer le "moi aussi"..

Chaque jour tu te battais pour me prouver que tu m'aimais plus que moi je ne t'aimais.. je faisais pareil de mon côté.

Nous nous parlions tous les soirs, sans exception, 3h durant.
En dépit de cela, nous entretenions une correspondance, par lettres, des plus régulières.

Mais avant, la première rencontre.

Cela faisait quelques temps déjà que nous discutions au téléphone.

Ta voix m'avait charmée, ta conversation, ton rire et ta mentalité avaient donc eu raison de moi en très peu de temps.

Nous avons fixé une date.

Tu as pris l'avion pour la première fois de ta vie pour venir me voir.

Pendant des heures et des heures, nous nous disions que cela ne marcherait pas, que l'attirance ne serait pas au rendez-vous..

Je sais que tu ne liras sans doute jamais ces mots mais lorsque je t'ai vue, dans le hall, ce fameux vendredi soir, j'ai su que j'allais t'aimer encore plus, et ce de la plus belle des manières.

Je t'ai serrée dans mes bras, je t'ai dit que tout allait bien, que j'étais là.. et tu as commencé à pleurer tout en souriant.

Nous avons pris le bus mais nous ne parlions pas, si ce n'est pour nous dire des banalités "beurk, il fait pas beau chez toi.." "attends, t'as pas encore vu en décembre alors hein"

Difficile de trouver un sujet de conversation quand on pense les avoir tous traités au téléphone.

Difficile de trouver quelque chose d'autre à dire quand on pense s'être déjà tellement dit au téléphone.

Sa mère l'appelle, elle ne raccrochera que lorsque nous arriverons à proximité du RER.

C'est lorsque nous arrivons à Gare du Nord que l'inattendu se produit.

Nous marchons et elle pense apercevoir une sortie.

Un escalier semble nous en séparer.
Nous commençons donc à monter et au premier palier, je m'arrête.

Elle s'arrête aussi.

Je lui prends les mains, tout en la regardant dans les yeux (ses yeux si beaux).

Je m'approche lentement de son visage et elle vient déposer ses lèvres sur les miennes.

Nos bouches s'entrouvrent et nos langues viennent à se toucher, à se découvrir, pour la première fois.

Je pense que nous avons vécu, ce jour-là, un des moments les plus intenses de notre histoire.

La première année, riche en souvenirs, en confessions, en concessions, j'ai appris à te faire confiance.

Je me suis donnée comme à personne d'autre avant toi.

Je t'ai donné plus d'amour que je ne m'en pensais capable.

Tu m'as appris à aimer, aimer vraiment.

Depuis, il n'a jamais été question pour moi de me montrer infidèle à ton égard, de te mentir ou encore de te manquer de respect à travers mes propos ou mes gestes, quels qu'ils soient.

Entre nous, jamais un mot plus haut que l'autre, jamais un mot irrespectueux, ce même lors des grosses engueulades sans fin au cours desquelles nous nous évertuions à nous cracher les pires saloperies à la gueule.. tout ça dans le respect le plus total.

Comme je l'ai dit plus haut, nous avons parlé de tout et de n'importe quoi au téléphone.

Au jour d'aujourd'hui, à notre actif, plus de 3000 heures de communication..

Et un jour, nous avons parlé de la notion de confiance.

Je t'ai toujours fait confiance, même dans les situations les plus douteuses. Confiance aveugle, confiance venant de l'amour.

Lors de cette discussion je t'ai clairement fait comprendre que le jour où tu viendrais à faire le moindre faux pas, je te quitterais immédiatement, ce peu importe l'amour que je te porte. "la confiance se perd en litres et se gagne en gouttes"


Nous étions toutes les deux d'accord.

Un jour, quelques mois plus tard, j'apprends de la bouche de ta meilleure amie que tu as dit "je t'aime" à un autre, sans pour autant qu'il ne se passe quoi que ce soit.

Ce jour-là, je dois bien avouer que quelque chose m'a quittée pour ne plus jamais revenir.

Ma confiance aveugle, l'envie de se donner entièrement à quelqu'un.

Lorsque je t'ai demandé de m'expliquer, les larmes, cris et sanglots ne quittaient plus ta voix.

Tu marmonais et bafouillais ces mots qu'aujourd'hui encore, je ne comprends pas.

Tu m'en voulais, tu voulais te venger de moi.

Pourquoi? Parce que j'étais allée à la patinoire avec une fille lesbienne.

Bien sûr qu'il aurait pu se passer quelque chose, mais il ne s'est rien passé, je t'aimais bien trop pour ça, sans doute ne t'en rendais-tu pas compte.

Toute une soirée durant, tu t'expliques, tu pleures.

A quoi bon expliquer ou chercher à justifier ce qui ne peut l'être?

Ces mots, je ne les ai jamais dit à quelqu'un d'autre avant toi.

Bien malgré moi, et en dépit de tout ce que j'avais pu dire autrefois, je n'ai pas eu la force de te laisser derrière moi.

Pourquoi? Parce que je t'aimais trop pour ça.

Alors que, les mois passant, nous essayions de rebâtir notre frêle château de cartes, je t'ai vue changer petit à petit, t'éloignant ainsi de celle que j'avais tant aimée.

Tu n'étais plus féminine, mais bien l'inverse.

Tu te comportais comme un homme, dans ta démarche, dans ta gestuelle, dans ta manière de parler, je ne te reconnaissais plus.

Alors en ce début d'année 2006, je t'ai fait part de ce que je ressentais depuis quelques semaines.

Je t'ai dit que je ne voulais pas que tu changes pour moi, que je ne voulais pas que tu portes un masque si tu venais de te trouver..

Mais je t'ai aussi dit que je ne pouvais pas rester avec toi si tu n'étais plus celle que j'avais aimée au premier jour, celle que j'avais embrassée pour la première fois dans ces marches de la Gare du Nord un vendredi soir..

Et là, j'ai compris que.. que tout allait se compliquer.

Lorsque tu as commencé à me menacer de mettre un terme à ta vie. T'écriant que je ne comprenais rien, que tu n'étais pas toi-même et que tu allais changer.

De mon côté, je n'avais de cesse de te dire que je ne voulais pas que tu changes pour moi.

En d'autres termes : dialogue de sourds, autant parler avec un mur.

Depuis ce jour, les disputes ont fait leur apparition et même si tu ne t'en rends pas toujours compte, notre couple a perdu quelque chose qu'il ne retrouvera jamais..

Je n'ai plus confiance en toi et j'ai peur de toi, de tes réactions, de ce dont tu es capable.

Alors hier, nous avons longuement discuté, parlé de ce passé que nous avons en commun, de ces premières fois que nous avons connues ensemble, de cette histoire que nous avons bâtie tant bien que mal.

Toi qui n'es jamais sortie avec une fille avant moi, tu as parlé de moi à ta mère récemment.

La réaction n'était pas à la hauteur de tes espérances, mais la déception et la tristesse, elles, étaient bien au rendez-vous.

Comment calmer tes pleurs, te réconforter?
En te quittant alors que ta mère est sur le point de te renier?

Bref, aujourd'hui, parce que mine de rien, j'aurai toujours ce petit truc en moi pour toi, je ne peux pas dire que je ne t'ai jamais aimée, bien au contraire : je t'ai tout donné. Peut-être n'as-tu pas su en prendre soin.

Ui, cher journal, aujourd'hui encore, lorsque je l'entends rire, je me surprends à sourire.

Je me moque toujours d'elle quand elle invente des mots ou refuse de me faire un bisou mais quelque chose a bel et bien disparu.

Depuis tout ça, j'ai appris, de mon côté, à m'éloigner de toi.

Alors voilà, il y a deux ans de cela que nos lèvres se sont touchées pour la première fois, aujourd'hui, rien n'est plus pareil.

Je me fiche de savoir si tu trouves ma réaction normale, mais j'ai fait ce que j'ai pu, cependant, il est des choses que je ne peux effacer.

Cher journal, adieu.

PS : j'en appelle à la population d'Île de France, si vous connaissez quelqu'un qui serait prêt à accueillir une toute petite boule de poils mimi comme pas possible, née le 24 mai 2006, propre, tigrée, seuvrée et joueuse.. faites-moi signe! A l'aiiiiide! (appart', maison avec ou sans jardin, tout ce que je demande, c'est qu'elle soit chouchoutée ^_^)
Photos ou visio à la cam sur MSN si intéressé(e) :)

# Posté le dimanche 30 juillet 2006 07:32

Modifié le lundi 31 juillet 2006 13:37

Hey ho, faut se reprendre un peu là..

Hey ho, faut se reprendre un peu là..
Ouais, le tout, c'est encore d'y croire hein!

Allez, on brûle la playlist "spéciale déprime" (je sais bien que c'est pas possible de la brûler, on va pas commencer à chipoter) et on ressort les petits morceaux qui donnent la pêche ^_^ (quand je te disais que j'étais lunatique, je déconnais pas hein)

Au programme : Rock'n'Roll Soldiers - Funny Little Feeling en boucle.. accroche-toi cher journal, je suis de retour (au moins pour les prochaines minutes à venir lol)

Histoire de me changer les idées (et de changer les tienne aussi, tant qu'à faire) une autre petite anecdote, venue d'ailleurs... quelques mois plus tôt pour être plus précise!

Je l'ai publiée sur mon blog "officiel", je la retranscris ici!

Alex et moi (ma future ex chérie ou ma chérie tout court) nous étions allées au cinéma quatre fois en une semaine, ce jour-là, avant le cinéma, nous sommes allées au McDo..

Histoire à la con, eh ui, ça n'arrive pas qu'aux autres, ça m'arrive aussi... (attention, je ne suis pas fière de ce qui va suivre, que l'on ne s'y méprenne pas lol)

|flashback| (ou analepse pour l'élite lol)

Nous sommes le mercredi 12 Avril 2006, McDo de Disney Village, aux alentours de 20h..

Commande passée, monnaie rendue (15 euros) déposée dans la précipitation sur le plateau, entre Bigmac et Sprite.

Excellent repas gastronomique et diététique englouti (10 minutes montre en main).

Plateau vidé vite fait bien fait dans le truc où on peut lire "MERCI" (la poubelle quoi, faut tout te dire à toi hein)

Départ en catastrophe histoire de ne pas se retrouver avec des places pourries.

Sur le chemin du Gaumont une voix s'élève (en gros mon acolyte prend la parole)

"J'ai envie de m'acheter une sucette"

Aucune réaction de ma part (ce qui tendait sans doute à souligner un intérêt quasi inexistant à cet instant)

Autre tentative de sa part :

"T'as pris les 15 euros sur le plateau?"

Gros blanc...

A moi de répondre :

"Bah c'est toi qui les as pris non?!?"

(C'est dans ces moments-là que les secondes semblent des heures)

Nous cherchons donc dans nos poches, à notre grand damn, nous n'y trouvons rien.

De son côté :

"Bon c'est pas grave, allez viens on y va avant de se retrouver avec des places de merde"

Moi (atterrée) :

"Nan mais attends, les billets sont dans la poubelle là.. ça te fait pas mal au cul franchement de perdre 15 euros alors que tu sais où ils sont?!"

Ce qui est nécessaire n'est jamais ridicule.
[Cardinal de Retz]



Bref (moment historique, clash de l'année, méchant désaccord), je retourne au McDo et commence à fouiller dans la poubelle.

Inutile de dire à quel point on peut se sentir intelligent dans un moment pareil (avec les touristes qui te fixent, te prenant pour je sais pas quoi...)

Le moment précis où l'on devient ridicule nous échappe toujours.
[Roger Fournier]



Je fouille.. je fouille.. et d'un coup une gentille madame du staff s'arrête et me sort (avec l'air super naturel qui va avec..)


"Qu'est-ce qu'il se passe?"

Bon tu comptes la bonne dizaine de regards braqués sur toi, tes mains pleines de ketchup et mayo et tu réponds d'un air tout aussi naturel :

"J'ai laissé 15 euros sur mon plateau et je crois qu'ils sont dans la poubelle"...

Cette même madame a vidé la poubelle à deux reprises, mais les 15 euros n'y étaient pas..

Bref passons, tout ça pour dire, bah tout ça pour rien dire..

Si ce n'est que je déteste avoir des regrets, et si je n'avais pas au moins essayé de les retrouver, j'y aurais pensé un bon moment, me disant que j'aurais peut-être pu les retrouver!

Bon sinon, fin mot de l'histoire, des places de merde pour regarder "Inside man".. Je pense que ma chérie avait la somme quelque part, mais je n'ai pas encore obtenu d'aveux de sa part.

Au moins maintenant tu sais, cher journal, que je n'aime pas avoir de regrets! (ouais tu dormiras mieux ce soir)

A la limite je préfère avoir des remords que des regrets! ^_^ (et me dis pas que ça veut rien dire, tfaçon je continuerai à le dire lol)

PS : je tiens quand même à préciser que les 15 euros n'étaient pas à moi, que je n'ai pas demandé son aide à la gentille madame, et que si grâce à elle j'avais retrouvé les 15 euros je lui en aurais donné 5 (mieux vaut retrouver 10 euros qu'en perdre 15!^^)

Dans la même optique (le ridicule ne tue pas.. du moins pas tout le temps), dis-moi, cher journal, puisque, comme moi, tu fumes tard le soir à la fenêtre de ta chambre..

Ca t'est déjà arrivé de.. comment dire..

T'es à la fenêtre, il y a du vent et là, comme ça, ça te prend, d'un coup, t'as envie de cracher très gracieusement (quoi encore?? personne m'a vue, encore heureux lol)

Donc, tu craches et , le drame, une petite bourrasque pleine face et ton crachat te revient : ca fait plaisir!

Qu'est-ce qu'on peut se sentir seule dans ces moments-là..

Rien à raconter par rapport à mes journées, tu comprends, je te sors donc mes anecdotes les plus palpitantes ;)

(ouais, t'as bien raison, la prochaine fois, j'écrirai rien lol)

Adieu, je reviendrai quand j'aurai quelque chose à te dire, ça vaudra mieux pour toi comme pour moi je crois! ^_^

# Posté le dimanche 30 juillet 2006 10:45

Je t'ai pas dit?

Je t'ai pas dit?
Cher journal, eh bien non, je ne suis pas morte.

Ca t'aurait bien arrangé hein, avoue, que je te laisse tranquille l'espace de quelques jours?!

Ne t'inquiètes surtout pas, à partir de Samedi, je disparai de la circulation et ce pour une durée de 14 jours. Tu te rends compte? 14 longs jours de tranquillité pour toi..

Bref bref, passons!

Hier ma mère s'est mise à hurler mon prénom et même si j'ai 18 ans, j'ai toujours l'impression d'être une gosse..

Donc quand ta mère hurle ton prénom à travers la maison, tu te dis que, d'une manière ou d'une autre, t'as trouver le moyen de faire une connerie.. sans ça elle t'appellerait par ce surnom que t'as toujours détesté mais auquel tu as fini par t'habituer.

Bref, donc je descends les marches, prête, en gosse que je suis, à clamer haut et fort "c'est pas moi jte dis"

Elle me chope dans ma descente et me tend un sac plastique.

Là je me dis qu'elle m'a acheté un truc que je porterai jamais ou un truc totalement inutile, peu importe, je prends (attends, si c'était pas pour me gueuler dessus pendant un quart d'heure, autant en profiter)

Je m'allonge sur mon lit et regarde le contenu du sac..
Les pillules

Alors j'ai tripé toute seule avec la notice, que j'ai bien dû relire cinq fois..

Et seulement après avoir tout compris, me suis posé LA question : "je les prends ou pas?"

Quand je repense à ces règles putain de douloureuses qui font que je suis limite en train de me rouler par terre le premier jour.. je suis bien tentée de les prendre.

Quand je sais que depuis tout ce temps, je suis toujours incapable de savoir à quel moment ça va me tomber dessus, je suis bien tentée de les prendre aussi..

Mais quand je pense que je ne risque absolument pas de tomber enceinte dans les semaines à venir..

Arf, "je verrai" voilà, c'était le mot de la fin!

Aujourd'hui je m'accorde une petite promenade en solitaire!

Ya que ça de vrai : acheter des petits trucs dont on a besoin dans une grande surface.. seule!

Personne pour te retenir 45 minutes au rayon DVD (alors que t'as même pas de lecteur DVD chez toi-_-)

Bref bref, je vais donc faire mes petites emplettes au Val d'Europe (qui ne connait pas ce centre mondialement connu??) et sortir de mon trou!

A bah attends, cher journal.. aurais-je oublié de te dire que... que je ne travaillais pas aujourd'hui? (mardi)

Bah ma chef a appelé hier à la maison..

Déjà avec son truc haut parleur je sais pas quoi là, elle peut hurler tant qu'elle veut, je comprends pas la moitié de ce qu'elle raconte..

Ce que je comprends par contre, c'est que la machine n'a toujours pas été réparée, que normalement je reprends mercredi mais qu'elle me préviendra s'il y a toujours le même problème.

Au total ça fait bien un week end de cinq jours!

Ouais bon, bref!

Sinon apparemment mes parents ont passé la soirée à se disputer, je sais même plus pour quelle connerie!

Ce qu'il y a de bien avec l'âge, c'est que tu peux te permettre des réflexions que tu n'aurais jamais osé auparavant, du genre "oh nan, vous allez pas recommencer?" "vous en avez pas marre sérieux? "on dirait des gosses".. tout ça en rigolant sans t'en prendre une dans la gueule dans la seconde qui suit ton intervention.

Le pire c'est que chacun essaie de t'alpaguer, de te ralier à sa cause (très souvent bidon), mais bon, quand tu vois l'enjeu de la partie, la cause de la discorde tu dis "ouais nan, m'embarquez pas dans vos histoires là".

L'ambiance a changé. Avant, c'était très très tendu (j'expliquerai plus tard pourquoi) puis maintenant, en dehors de ces deux-là qui se chamaillent (ya pas d'autre mot) H24, tout va bien dans le meilleur des mondes. (toi aussi, cher journal, tu n'y crois pas un seul instant?)

Serait peut-être temps que j'aille me préparer pour mon excursion fantastique!
Auchan, me voilà!

Aussi, ce que je déteste avec toi, cher journal, c'est que tu mets toujours 30 ans pour publier un article..

Ouais bon, j'y vais avant de rater mon bus!

Adieu

# Posté le mardi 01 août 2006 07:01

Modifié le jeudi 17 août 2006 08:58

Aaaahh, j'aurais mieux fait..

Aaaahh, j'aurais mieux fait..
De rester couchée hier (mardi)

Donc après avoir écrit l'article du dessus, je suis allée m'habiller (l'affaire de quelques minutes à peine).

Il me restait environ 10 minutes avant de partir.
Je devais passer à la banque pour retirer un pitit peu d'argent et ensuite prendre le bus.

Donc je prends mon sac et je cherche ma carte d'identité.

Je la trouve, mais ma carte de transport (carte Imagine R si tu préfères, cher journal) manque à l'appel.

Là tu te dis "putain, pourquoi faut que ça m'arrive maintenant, alors que j'en ai vraiment besoin?"

Dans un instant de panique intense (mêlée à un peu de folie passagère) je retourne toute ma chambre, en passant par mon lit.

En dix minutes j'accomplis un véritable carnage.

Ui parce que je m'étais mis en tête que je n'avais pu la perdre que dans ma chambre.

Alors vas-y que je te retourne le matelas, la couette, que je balance tout ce qui se trouve sur mon bureau.. de la folie je te dis.

Au final, rien.

Je descends, avise ma mère de la perte et m'en vais, la laissant hurler comme une hystérique tandis que je lui dis "à ce soir". (traduction "ui c'est ça ui, on lui dira")

C'était que le début de cette journée de merde..

J'arrive à la banque, en sueur.
Le bus passe dans cinq minutes.

Au guichet, j'explique au jeune homme que je souhaite effectuer un retrait de 50 euros.

Je lui donne le numéro de compte, il fait son machin et il me dit "ah désolé, ça ne fonctionne pas pour le moment, vous pouvez repasser plus tard?"

"euh nan.. pas vraiment"

Lui "vous avez une carte?"

Dans ma tête je me dis (sans déconner) "bien sûr que j'en ai une, je suis juste venue au guichet pour faire chier mon monde connard!"

Mais je me contente de dire "non, je l'attends toujours, depuis bientôt quinze jours d'ailleurs.. vous ne l'avez toujours pas reçue?"

"Non, je ne crois pas"

Sur ces quelques mots chargés d'émotions, je quitte l'établissement, lasse.

Je ne peux aller nulle part sans argent et sans carte, fin du fantastique voyage.

Entre temps, avec les 3,50 euros que j'ai sur moi, je vais m'acheter un paquet de Bounty (que je ne finirai jamais) et un paquet de petits gâteaux..

En ressortant, à bout de nerfs, je décide de retourner à la banque.

"ah bah ça fonctionne, vous tombez bien!"

Bref, je retire l'argent et c'est reparti!

C'est quand tu penses que tout va finalement bien se passer que.. qu'un truc vient te rappeler qu'aujourd'hui c'est ta journée..

Donc je sors et là, d'un coup, comme ça, il se met à pleuvoir.
Nan mais pas les petites gouttes que tu sents à peine, nan..

Les grosses gouttes qui te trouent presque la peau.
En l'epace de trois minutes, je suis trempée.

Puis en plus aujourd'hui tu te dis que tu vas mettre les chaussures que ça fait des mois tu les as pas mises parce que, justement, elles avaient un petit trou (bon, il se voyait pas le trou mais bon..) et donc bah, petit bain de pieds improvisé.

Là j'ai cru que j'allais craquer. (une petite envie de se faire sauter la tête lol)

Pour la première fois depuis.. trois ans, j'achète un ticket de train.
Ensuite je paie le bus.

Enfin, je prends le mauvais bus (ca veut tout dire quand tu commences à faire n'importe quoi à ce point)

Je me tape donc un trajet (plutôt détour) sans fin de 30 min à côté d'une femme au téléphone qui avait comment dire.. le besoin de parler fort (pour ne pas dire d'hurler)

Dans ces moments-là, tu te dis que ça ne pourrait pas être pire!

J'arrive, j'achète mes petits trucs et c'est reparti!

Arrivée à la gare, le RER est annoncé "train en approche"

J'entreprends tout de même d'acheter un ticket, poussée par cette petite pensée "vu comme c'est parti, à tous les coups si je fraude, je vais me faire contrôler, je vais rien comprendre"

Donc ui, cher journal, l'intention y était (nan mais c'est vrai en plus, c'est ça le pire)

Le problème, c'est quand il y a une file d'une dizaine de personnes pour une seule personne placée derrière la vitre, ya comme un bug..

Je prends mon mal en patience : j'attends

Au bout d'une minute, y a pas d'autres mots : j'en ai marre d'attendre.

Je décide donc de.. de frauder! Advienne que pourra.

Les touristes galèrent, ça fait bien cinq minutes qu'ils essaient de passer avec leur ticket.

Il essaient toutes les bornes, et tandis que les portes sont ouvertes, ils ne passent pas.. bah moi je passe hein!

Bref bref, au final suis quand même arrivée chez moi sans avoir tué qui que ce soit.

J'ai de nouveau retourné ma chambre, mais il a fallu se rendre à l'évidence : a pu!

Autant dire que la joie n'est pas vraiment au rendez-vous.. tout ce que j'espère, c'est que ma chef va appeler pour dire que demain (jeudi) pas besoin de venir non plus!

L'espoir fait vivre hein! (mais ceux qui se nourrissent d'espoir meurent de faim qu'elle dit ma mère)

Bah, faut voir les choses du bon côté hein..
Seul problème : ya pas de bon côté dans l'histoire!

En plus, tu sais pas ce qui m'a réveillée ce matin?

Mon portable, je décroche, la voix plus grave que jamais "allô?" (je m'étais forcée à ne pas dire "quoi?")

"ouiiii, bonjour, je vous appelle au sujet du poste de grljfdakdfjm lkdod"

Moi (alors que j'ai rien compris) "pardon?"

"je vous appelle au sujet du poste de grljfdakdfjm lkdod, j'ai vu l'annonce sur Internet"

Moi (toujours du mal au réveil) "le poste de quoi?"

"Grimpeur élagueur"

Moi "ah bah désolée, vous avez dû vous tromper de numéro" (pour le coup, je suis restée aimable, ca arrive à tout le monde de se planter)

Je pose le téléphone et entreprends de me rendormir.. quelques secondes plus tard, c'est reparti!

Le téléphone sonne et là, je sais que c'est encore lui (ya que les inconscients ou les inconnus pour m'appeler le matin)

Moi "ah nan, désolée, toujours pas!" (toujours aimable, effort à noter lol)

"ah vous ne travaillez pas dans la scierie?"

"euh nan, pas que je sache.."

"désolé!"

"c'est pas grave, bon courage"

"merci, bonne journée!"

Au passage faudra m'expliquer le lien entre le fait d'élaguer et la scierie..l'inculte que je suis l'ignore à ce jour

Cher journal, en cette période où je n'ai strictement rien à raconter (si ce n'est des trucs qui m'énervent plus qu'autre chose), permets-moi de me retirer jusqu'à ce que j'ai des événements meilleurs à te conter.

Adieu

# Posté le mercredi 02 août 2006 06:56

Modifié le mercredi 02 août 2006 20:32