Eh bah voilà.. de retour!
Beaucoup de choses (ou plutôt de
conneries) à te raconter aujourd'hui
cher journal.
Commençons
donc par le jour du
départ..
Samedi 04 Août 2006!
Ma carte
imagine R ayant disparu dans la
nature (
ou dans ma chambre,
va savoir) mon
adorable père me sert de
chauffeur.
Alors que je
devais arriver à l'aéroport
Roissy Charles de Gaulle (Roissy CDG pour les
intimes) avec environ
une bonne heure d'avance, nous partons avec
une heure de retard.
Donc
si tu es aussi intelligent que
je le pense,
cher journal, tu auras compris
qu'une fois confortablement vautrée dans notre petit bolide d'occasion (peugeot
205 lol), nous étions
presque en retard.
Je peux te dire, c'est dans
ces moments-là que t'as l'impression de te taper
tous les feux rouges qui se trouvent sur la route
-_-
Bon
au final, il me dépose (
m'éjecte? hm) et s'en va..
ouais adieu, je t'aime aussi..
L'avion?
Pfff
Bah écoute
euh, pour une fois
tout s'est bien passé!
Enfin nan, pas tout à fait (
tu sais bien, je trouve
toujours quelque chose à redire!)
Donc tu
dois savoir qu'avant le décollage ils te font
leurs démonstrations qui font
plus rire qu'autre chose puis ils te répètent
un nombre incalculable de fois d'éteindre ton
portable..
Je m'estime encore
trop jeune pour mourir dans un
crash d'avion alors
j'éteins mon téléphone.
Bon
après, ya toujours
le connard de service avec son téléphone dans la main, en train d'écrire son
SMS..
Là, tu le regardes
avec insistance, avec
l'espoir qu'il finisse par remarquer ce regard plein de haine..
Mais non,
tu penses bien, le connard ne fait attention à
rien d'autre qu'à sa sale gueule (
oui, je suis revenue
plus vulgaire qu'à mon départ) alors il ne lève
pas les yeux.
Emportée par un désespoir
grandissant, tu te dis que ces hôtesses qui font les cents pas dans
l'allée centrale tout en
faisant semblant de vérifier
si oui ou non, t'as attaché
cette ceinture qu'on te dit d'attacher depuis un
quart d'heure.. oui donc
tu te dis qu'il va bien y en avoir une pour le remarquer ce
con.
Ô déception, quand tu nous
tiens.
Rien,
personne ne bronche.
Alors que le bordel
bip dans tous les sens pour
rappeler (une énième fois) aux gens de mettre leur
ceinture, il se décide à lever les yeux et croise
mon regard.
En
une fraction de seconde, une
stratégie s'empare de moi : « la jouer
fine, par pitié, la jouer
fine »
Donc je le regarde tout en
grimaçant et en
lorgnant son portable de
merde.
Il me sourit et le
range (
pas la moindre idée s'il l'a éteint ou pas..
connard)
Passons, après un peu plus d'une heure de vol, j'arrive à l'aéroport de
Nice.
Alors que l'avion s'immobilise,
j'allume mon portable.
Au bout de
quelques minutes à peine,
Alex m'appelle.
« T'arrives à quel terminal
? »
« J'en sais rien,
si tu voulais bien me laisser le temps de descendre de l'avion,
peut-être que je pourrais te le dire aussi.. »
Premier échange,
ça promet d'être comique hein?!
Bref, elle finit par
me raccrocher à la gueule (on ne change
pas une équipe qui
gagne hein).
Quelques minutes plus tard, je suis sortie de l'aéroport et la
cherche.
Elle se décide à
me rappeler, pour hurler des mots dont je ne me souviens
même pas.
Enfin, je l'aperçois.
Poua poua poua.. elle a sorti l'artillerie
lourde!
Le haut
bien moulant avec
LE décolleté qui tue et le pantalon blanc
voire transparent hm
Plus je m'approche
plus j'oublie notre échange
glacial survenu quelques minutes
auparavant.
A ses côtés,
sa meilleure amie.
La
première fois que je la rencontre (
sa meilleure amie).
Elle me sert dans ses bras
comme si elle voulait me briser tous les os du corps.
On se fait
la bise.
Alex reste en retrait,
nous regarde.
Je m'approche d'elle pour lui faire
la bise (je n'ai pas envie qu'elle se sente
mal à l'aise vis-à-vis de
sa meilleure amie puis j'ai pas
non plus envie de me sentir mal à l'aise,
les démonstrations d'affection en public, c'est pas trop mon délire) et
elle recule.
Je ne cherche pas à comprendre.
Le trajet en voiture
?
Si je devais lui donner un titre :
comment devenir sourde en 45 minutes chrono.
Sa meilleure amie,
Cloé, adopte une conduite assez
sportive, voire
nerveuse.
Sur l'
autoroute,
fenêtres grand ouvertes, elle tape dans les 1
40km/h tout en
hurlant des conneries inimaginables.
Ainsi, elle
insulte les pauvres gens qui « ne vont
pas assez vite » et claxonne par-ci par-là quand la situation
l'exaspère (c'est-à-dire
presque tout le temps)
Difficile à croire mais pourtant
vrai : nous arrivons
indemnes à l'appartement de
Cloé.
Nous y regardons un film
chiant à en crever dont je n'ai
pas retenu le titre.
Elle nous dépose chez
Alex.
Là, je croise
sa mère.
Oh bordel ce que j'étais
mal à l'aise.
Je rasais les murs.
Je dépose mon sac près du lit et
m'empresse de sortir (
limite la sauvage de service tu sais)
Alex me rejoint et me donne
un casque.
Petit
McDo (la
gastronomie n'a plus
aucun secret pour nous depuis le temps,
qu'est-ce que tu crois?!)
Puis
petite soirée sur la plage, en tête à tête.
Je
retrouve celle que
j'avais aimée les premiers mois.
Ainsi arrive
naturellement le premier bisou, celui que j'attendais depuis un
bon moment.
On papote
de tout et de rien, on rigole.
Après, je ne vais
pas me lancer dans des détails
cochons hein, on va juste dire que ça a
légèrement dégénéré,
pas trop quand même hein!
De retour à la maison, nous nous couchons aux côtés de
sa soeur..
Ui ui,
t'as très bien compris!
Sa soeur avait été internée pendant
plus d'un an, dans un hopital psychiatrique..
Schizophrène, ils la disaient schizophrène.
Ce à la suite d'une histoire d'abus sexuels bla bla bla sur laquelle je vais éviter de m'étaler ici je pense.
Bref,
Jenny (ou Jennyfer
si tu prèfères) était sortie de l'hopital et vivait avec
Alex et sa mère depuis quelques semaines
déjà.
Avant d'être internée,
Jenny était une charmante jeune femme
aux yeux bleus, aux cheveux blonds et avec un physique plus qu'avantageux.
A sa sortie, Jenny pèse
94Kg pour
1m53... à
23ans.
Le problème (
pour moi) ne se trouve pas là.
J'ignore si Jenny est
totalement rétablie (une convalescence
aussi rapide quand même, ça me surprend
beaucoup) mais le fait est qu'elle se comporte parfois de
manière étrange.
Tu verras,
cher journal, tu vas vite comprendre.
Bref,
Jenny dort sur un petit lit qui se trouve à environ
un mètre du nôtre.
Lorsque nous entrons dans la chambre,
elle ronfle, elle ronfle très fort.
A tel point que
lorsque nous essayons de chuchoter pour ne pas la réveiller, nous ne nous entendons
pas! (nan mais
sans déconner)
Peu importe, nous abandonnons
l'idée de discuter jusqu'à l'aube et nous couchons.
Un bisou et au dodo. (vive les retrouvailles
hein)
A peine quelques minutes plus tard,
un bruit étrange me fait sursauter.
«
Putain Jenny t'es dégueulasse!! » balance Alex avec
amour.
Non seulement elle ronfle comme je sais pas quoi la Jenny mais en plus
elle pète en dormant.
Et
pas les petits pets étouffés, non non.. les
bons gros pets foireux.. beurk, rien que d'en parler..
Au petit matin, c'est Jenny qui nous réveille «
z'avez pas une cigarette? »
Personne ne répond, elle s'en va. (attends,
tu me réveilles
pour me demander
une clope c'est
le paquet que je te balance dans la gueule moi)
J'ai beau
essayer de me rappeler ce que nous avons fait la journée de
dimanche, rien ne vient,
vide total!
En revanche, je sais que le
dimanche soir, nous sommes allées regarder
Pirates des Caraïbes 2..
Film qui m'a semblé
long, mais
lonnnng.
Bref,
c'était pas trop mon délire.
Lundi, départ pour le
camping.
J'ai cru que j'allais provoquer
LA scène de ménage dans la voiture alors que sa
mère était à côté.
Attends que
je t'explique un peu le bordel que c'était hein..
Donc
Alex a un scooter.
Le problème c'est que
pour aller au camping, en scooter, y'en a bien pour
deux bonnes heures de route.
A ça
tu rajoutes nos gros sacs,
nos provisions pour les deux mois à venir et la
toile de tente.
Autrement dit,
sur un scooter, c'était pas possible.
La
mère d'Alex nous propose de nous
déposer au camping.
Alex, qui n'a
jamais tendance à faire chier son monde, demande à sa mère de monter le
scooter au camping aussi.
Au final, elle
emprunte l'
express de son fils ainé et embarque
toute la smala.
Alex, son
scooter et
moi-même à l'arrière.
Sa mère au volant et...
Jenny!
Alors
elle,
ce jour-là, j'ai
vraiment pas compris lol
Elle a voulu
venir, ça l'a prise
comme ça d'un coup!
Allez!
Aujourd'hui je fais chier mon monde.
Du coup,
Alex et moi étions un peu (
beaucoup) à l'étroit
à l'arrière de l'express.
Le problème avec
Alex, c'est qu'elle a tendance à être
un tantinet égoïste à certains moments.
En clair,
mademoiselle s'étalait de tout son long pendant que j'étais recroquvillée, pliée en deux.
Même si j'ai
parfois tendance à en rajouter
par moments, là
je te promets,
cher journal, que
je ne déconne pas!
Les
derniers kilomètres furent les plus difficiles!
Alex n'arrêtait pas de me demander
si j'allais bien.
La plupart du temps,
je ne daignais même pas lui répondre.
Je me connais, j'aurais pu lui répondre, sur un ton
glacial
« bah écoute,
moi ça va très bien
hein, limite
si je m'étouffe pas, je me mange le
soleil dans la gueule depuis environ une heure et demi, j'ai des fourmis dans les jambes
jusqu'aux orteils pendant que tu es
allongée et à l'ombre..
merci d'avoir demandé »
Mais non,
autant ne pas répondre.
Au bout d'un moment,
mon silence énerve mademoiselle.
Avec un regard qui
en dit long, je lui dis «
quand j'irai pas bien je te le dirai ok? »
Ca me démangeait
tellement rolalala
« putain mais pourquoi tu t'énerves comme ça
blablablabla »
Bon et c'est à
ce moment-là que j'ai balancé ce que j'avais envie de balancer.. mon mal de crâne, elle prenant toute la place
sans vergogne etc etc
Bref,
quand on débarque au camping, Alex et moi
ne nous adressons plus la parole..
pire que des gosses, je te jure!
On monte la tente, prépare à manger,
toujours sans prononcer un mot.
Ce n'est que pendant le repas partagé en tête à tête qu'elle
se décide à engager la conversation (nan mais j'étais trop soulée pour avoir
la force d'essayer)
Bref,
tout s'arrange.
Nous empruntons
deux matelas gonflables à une amie de la famille.
Nous les gonflons et
hop, au dodo. (toujours
très romantique, je te l'accorde)
Dans la nuit,
quelque chose me réveille.
Mon dos touche le sol : mon matelas est
crevé!
Alex, réveillée par mon
agitation, me demande ce qu'il se passe «
bah mon matelas est crevé »
Elle se rendort.
-_-
Tandis que,
quelques heures plus tard, elle se réveille, je n'ai
presque pas dormi de la nuit et mon dos me fait
horriblement souffrir.
Au lieu de me proposer son matelas l'espace
d'une petite heure, elle se rendort.
Bref.
Mardi donc, nous allons dans une ville
voisine.
Tandis qu'
Alex va s'acheter des dolipranes, je me retrouve
seule avec l'une de ses plus anciennes amies.
Je la regarde,
je souris.
«
Quoi? Qu'est-ce qu'il y a? » (le tout c'est de ne pas se montrer
agressive hein)
« Bah
rien.. c'est
juste que.. ya rien qui te choque
là? »
«
??? »
« Ca fait
deux fois que tu vois Alex,
deux fois qu'elle est avec moi, tu te poses pas de questions toi
hein »
Bref,
à cause ou grâce à moi, coming-out!
Son amie a
très très trèèès bien réagi.. bon par contre
Alex faisait la gueule.
Entre temps,
un message de ma mère,
sur mon répondeur, me fait savoir que
ma carte a été retrouvée dans un bus -_-
Mardi soir, c'est raparti!
Matelas toujours autant crevé, une Alex
toujours aussi altruiste qui s'endort tranquillement sans chercher à savoir si de mon côté tout va bien.
Honnêtement,
si elle m'avait proposé
son matelas, j'aurais dit
non.. mais
le fait qu'elle ne propose pas :/
Nous programmons le réveil à
23h50 pour aller nous doucher (les filles
complètement à côté de la plaque)
Mercredi, nous réparons le matelas
troué.
Sa grand-mère (qui se trouvait au camping aussi...) quitte le camping.
Elle nous demande si nous n'avons
besoin de rien et nous dit qu'elle viendra nous voir à
17h avant de partir.
Entre temps,
nous nous reposons sous la tente.
A
14h30, je dis à
Alex « Ca te dit pas qu'on se casse
demain? »
« On fait
comment? »
Nous avons refilé
toutes nos affaires à sa grand-mère, ne gardant que nos affaires de toilette et de quoi
manger le soir venu.
Une fois
la grand-mère partie, nous retournons nous coucher.
A
18h,
Alex me sort « Ca te dit pas on se casse
maintenant? »
Là, en quelques secondes
tu fais le bilan :
On a
enfin des matelas, on va pouvoir «
dormir » (
hm) tranquilles.
Si on rentre, on devra dormir dans la
même chambre que Jenny, ca craint pour la
libido hm
Oh mais bordel ce qu'on se fait chier ici, il pleut, il fait froid..
«
Bah allez, c'est parti »
Nous entreprenons ainsi de
tout ranger.
Pendant qu'elle remplit le réservoir de son scooter à l'aide d'un géricane plein d'essence,
je ramasse tout ce qui traine...
Fourchettes, cuillières, couteaux.
Une clope dans la main droite,
un couteau dans la main gauche, je m'approche de la tente.
Il a plu toute la matinée,
le sol est humide.
Là,
un éclair de connerie me traverse l'esprit : j'ai
envie de jeter le couteau en
direction du sol pour qu'il s'y plante!
Précisons au passage que
je suis droitière hm
Je lance le couteau et
là je lève brusquement
la tête en direction d'Alex, la main gauche sur ma bouche : «
Annnnnnn »
«
Quoi? »
«
J'ai pété la bouteille de gaz...»
Mais
siiii, tu sais,
les mini bouteilles qui servent à réchauffer la bouffe!
Bah
écoute, elle était
devant la tente et..
le couteau s'est planté dedans, l'a
perforée et pchhhhhhhhhhh
Sur le coup,
je savais que j'avais fait une connerie
monumentale, je savais qu'il
fallait éteindre la clope
mais.. va savoir pourquoi,
le réflexe n'est pas venu!
Et là, d'un
calme presque flippant elle me dit «
Eteins ta clope, éloigne la bouteille et viens »
J'écrase la clope par terre et je
donne un coup de pied dans la bouteille.. (je te jure,
que des conneries)
Et là, on se met à courir tout
en riant (c'était
nerveux je pense)
Bref bref,
j'ai failli faire sauter le camping mais heureusement : pas d'étincelle
^_^
Donc nous rentrons à
Cannes.
Après
2h de route en scooter, nous retrouvons
Jenny, ô joie!
Lorsque nous étions au
camping,
pas de réseau snif.
Donc
une fois arrivée, j'allume mon
téléphone.
Je le dépose
sur la table.
Alors qu'une petite sonnerie m'annonce que
j'ai reçu un message, Alex prend le téléphone et
lit ce fameux message.
Je lui prend le téléphone des mains,
agacée plus qu'autre chose.
C'est un message de
mon frère qui me dit, en quelques mots, que
ma mère a fouillé ma chambre et a découvert la
cartouche qui se trouvait dans le tiroir de mon bureau.
Pas de quoi en faire un drame, je suis surtout énervée par
la nature de la démarche :
fouiller dans ma chambre en mon absence :/
Passons, le temps de me calmer,
Alex m'enlève le téléphone des mains et lit le message.
A son tour de péter son cable.
Oui parce qu'à la base, nous ne devions fumer que
lorsque nous étions ensemble.. hm
Alors elle commence à me
faire un procès, à me
parler de confiance.
Je vois
rouge.
Et là,
sans trop savoir comment ou pourquoi.. je sors
tout.
D'un coup.
Elle pleure, me demande ce qu'elle peut bien faire pour revenir en arrière, pour que
j'oublie.
«
Rien »
En larmes, elle passe devant sa
mère et sort.
Quelques minutes plus tard, je me décide à
aller la rejoindre.
J'essaie de lui faire un bisou
sur la joue
«
Me touche pas, c'est fini »
Bon,
je réagis pas plus que ça, j'essaie de nouveau de lui faire un
bisou
« nan mais
je suis sérieuse là, c'est
fini,
fini,
FINI tu comprends?!? »
Sur quoi elle se lève et rentre.
Je suis là,
assise sur les marches, celle que
je voulais quitter
vient de me quitter, tout est réglé,
non?
Bizarrement, je suis triste,
très très triste.
Parce que
mine de rien, cette
sale gosse,
je l'ai aimée et je l'aime très fort aujourd'hui encore.
Je rentre à mon tour et vais la trouver
dans la chambre.
Sur une musique
bien déprimante, elle est assise par terre et
pleure.
J'essaie
encore une fois de lui voler un petit bisou : «
Arrête ou je crie »
Et là,
j'ai pris une décision.
J'ai
recollé les morceaux, je lui ai parlé, l'ai
convaincue et l'idée de rupture s'est progressivement
éloignée.
Les nuits suivantes, pendant que Jenny
ronflait et pétait comme un porky, nous nous sommes bien
amusées hm.
Pour en revenir à
Jenny...
Jenny c'est celle qui va se laver (
le corps) avec du shampoing, manger un steack
cru tôt le
matin ou en plein
après-midi.
Jenny c'est celle qui va te poser des questions
horriblement stupides jusqu'à ce que tu quittes la pièce.
Jenny c'est celle qui va te réveiller à
4h du matin pour te demander si tu as une
cigarette.
Jenny c'est celle qui
te raconte le film pendant que tu le regardes (autant couper le son)
Bref, Jenny il m'en faudrait des
pages pour te la décrire.
Elle a
un bon fond, mais ya
quelque chose qui cloche..
A de nombreuses reprises, pendant ce séjour, nous nous sommes balancé ce que nous avions
sur le coeur,
ce que nous pensions l'une de l'autre.
Un soir (me demande pas lequel, je sais plus) autour d'un
McDo, je lui dis qu'elle
m'énerve souvent.
A cela j'ajoute que
je suis quelqu'un de plutôt calme à la base et que certaines de ses phases
m'agacent,
d'autant plus quand je lui dis d'arrêter, ou de me laisser
un peu tranquille et qu'elle continue
sans tenir compte de ce que je lui demande :
un peu de calme de temps en temps.
Ui
voilà, quand je lui dis «
arrête s'il te plaît » alors qu'elle tire, avec un
pistolet à billes,
près de ma tête, elle continue,
sans penser qu'un jour,
elle pourrait rater son coup.
Elle rigole et
s'amuse de mon énervement.
Jusqu'au jour où, alors que je quittais la chambre,
elle braquait l'arme sur moi.
Je lui tournais le dos et
le coup est parti pour atteindre ma nuque..
0,700 jouls à moins d'un mètre,
je l'ai sentie passer cette saloperie de bille.
La douleur
me fait me plier en deux, je crie..
Elle arrive en
courant et..
rigole.
Je me sens partir, je lui réponds donc
aussi calmement que possible
«
bouge de là parce que ça va pas le faire là, bouge s'il te plaît »
Elle
éclate de rire tout en me disant «
je suis désolée, je l'ai pas fait exprès blablabla »
«
Encore heureux que tu sois désolée, mais
sérieux bouge
ou arrête de rire parce que
moi ca me fait pas rire du tout.. »
Sa connerie l'amuse, ma douleur m'arracherait
presque des larmes.
Elle s'évertue à ne pas comprendre ce que je lui dis, elle
insiste pour rester auprès de moi
mais n'arrête cependant pas de rire à mes dépens.
La colère prend le dessus.
Je ne veux cependant pas lui dire des mots que je pourrai
regretter plus tard.. «
Cass va là bas »
Ouais, toi aussi tu auras remarqué le
petit «
Cass » début prometteur de «
casse-toi »
Rolalala, ce que
j'ai pris sur moi ce jour-là.
Ce n'est
malheureusement pas assez pour Alex, qui retourne dans sa chambre tout en décidant de
ne plus m'adresser la parole,
faudra m'expliquer.
Ensuite (
revenons à cette discussion autour d'un Big Tasty) elle me dit que je ne resterai
jamais plus de
cinq ans avec quelqu'un.
«
Pourquoi tu dis ça? »
« Parce qu'il te faut quelqu'un
comme toi, et t'as un caractère
chelou donc tu trouveras
jamais.. »
Ca m'a bien fait
rire ça.. me faut pas quelqu'un
comme moi mais quelqu'un qui
me comprenne tout simplement.
« Tu veux vivre avec moi plus tard
? »
« ...Je pense que
si on vit ensemble y'aura
pas mal d'embrouilles au quotidien, et
si t'es
pas capable de t'arrêter quand je te le demande gentiment, ça risque de poser
problème.. »
«
Mais noooon, on s'entend bien quand même
tu trouves pas? »
«
hein hein, on verra bien de toute façon »
Ensuite, ya bien eu
d'autres choses mais
si je ne m'en souviens pas maintenant, c'est que ce n'était
pas si important que ça.
Au pire, j'en parlerai dans un
autre article.
Maintenant,
le retour.
Dans l'avion, je suis côté
hublot, quel bonheur!
Quand je pense qu'à l'aller j'étais dans le
couloir et que je ne pouvais même pas apercevoir le moindre
nuage à cause de
ce connard qui mettait sa tête en plein milieu..
Bref,
je m'égare!
J'ai le hublot,
je suis contente, tout va bien.
On décolle..
«
Et là, c'est le drame »
Je sens
quelqu'un qui s'agite derrière moi, faisant bouger mon siège.
Qu'est-ce que je fais?
Bah je fais bouger mon siège,
avec l'espoir de lui péter un genou, histoire qu'il se calme un peu
ce con.
Nan nan, il percute pas.
Il se calme un petit peu et là..
Beurk!
Son
haleine arrive jusqu'à moi, mais
quelle horreur..
Passons.
Mon père vient me récupérer à l'aéroport.
Arrivée à la maison, c'est à
ma mère que je dois faire face, ce qui me fait plus
chier qu'autre chose.
Elle me demande comment s'est passé mon séjour
etc.
Tandis que
je m'apprête à monter les marches, elle me lance « faudra qu'on parle après »
«
ui je sais je sais »
Je monte mes affaires et j'entre dans
une chambre vide,
rien sur mon bureau,
rien sur mon lit (ni draps ni oreillers) et
rien par terre...
-_-
Je
redescends et lui demande ce qu'elle a fait « j'ai dû
ranger ta chambre, ta tante avait besoin d'un endroit où dormir »
« Et
la chambre d'amis, ça vous est pas venu à l'esprit? »
«
Ya plus de lit »
Le débat autour de la clope sera
court.
Elle sait que
je fume depuis que
je travaille dans sa boîte (logique tu me diras,
c'est pas comme si je me doutais pas que ça allait arriver).
D'où la réflexion «
oh tu pues le tabac »..
Alors vla
qu'elle me demande d'arrêter « allez,
promets que tu vas arrêter »
«
Pourquoi je ferai ça? T'es quand même consciente qu'à un moment donné je vais devoir prendre
mes propres décisions? »
Les nerfs lachent de son côté comme du mien.
Elle m'avouera ensuite
qu'elle a découvert que mon frère fumait du Cannabis (après plusieurs années,
il était temps)
Elle ne dort plus depuis plusieurs jours.
Fin de la conversation.
Alors que
je descends, plus tard dans la soirée, après avoir constaté
la disparition de la cartouche, ca repart.
«
T'as fait quoi de la cartouche? »
« Je l'ai
jetée »
« Attends mais
ça va pas toi hein.. »
« Bah
tu l'as achetée avec ton argent de poche, donc c'est comme si je l'avais achetée »
«
T'as raison ouais,
t'as tout compris toi.. une cartouche de Marlboro c'est
50 euros! Je l'ai achetée avec
ma paie »
« Bah tu pourras t'en racheter pour
300euros la semaine prochaine! »
Sur ça,
je lui fais un bisou sur le front et lui balance «
On parlera des 30euros demain! »
« Comment ça? »
« Bah yavait
6 paquets,
6 fois 5 = 30 euros »
« Nan,
y'en avait 3,
ton frère a dû prendre les autres »
Stratégie
infondée que je n'apprécie
guère.
Il n'a pas pu faire ça.
Sans quoi je l'aurais su de suite.
Enfin bon.
En froid avec
ma mère,
mon père qui semble tellement à côté de la plaque ne
comprend rien à ce qu'il se passe.
Pour ma part, je lui ai
dit et répété que j'étais consciente, que je m'arrêterai quand j'aurai de la volonté mais surtout que
je le ferai pour moi.
Bon,
cher journal, je crois que je vais m'arrêter
là.
Il y a
tellement de choses que je ne t'ai pas
racontées,
tellement de détails qui pourtant m'ont marquée!
Malheureusement le temps me manque et
ça ferait un article vraiment très très long!
Quoiqu'il en soit,
merci de m'avoir lue...
I'm back ^_^
PS : j'ai essayé de prendre la pillule mais j'oubliais tous les jours alors ça sera pour le mois prochain lol
PS 2 : ce n'est pas parce que j'écris des pages et des pages que j'ai, sur MSN, une conversation très intéressante, faut pas s'y fier. Quoi qu'il en soit, je sais pas comment tu fais toi, cher journal, mais moi quand je ne parle pas aux gens depuis un certain laps de temps, je les supprime. Je n'ai pas dit que je les bloquais, je les supprime..
Vois pas à quoi ca sert de les garder si on ne se parle jamais ou si je n'ai rien à leur dire, question de logique.. pour moi en tout cas
PS 3 : j'ai aussi reçu une lettre de la jeune fille partie à la Réunion, sympathique toujours ^_^
PS 4 : euh.. juste pour dire, tu te rends compte que cet article-là il est beaucoup plus long que celui des warriors? Alors si tu l'as lu (sans sauter de lignes hein lol) bah écoute euh.. encore plus merci ^_^
PS 5 : (juste pour faire chier mon monde avec mes PS de merde)
A toi mon petit (Morgane) sache qu'elles me manquent tes conneries sur MSN, j'ose espérer ton retour.. dans pas trop longtemps quand même snif